Roxanne était chez elle ce soir !
Dimanche 30 Septembre: The Police au stade de France
Dimanche 30 Septembre: The Police au stade de France
Dimanche 30 Septembre: j'étais à Paris afin de représenter le lycée Renoir pour applaudir un des plus grand groupes de rock au monde: The Police. C'est donc investie d'une mission divine que j'attendais devant la porte H du Stade de France le moment tant attendu de l'ouverture des portes. Avant toute chose petit rappel historique: The Police groupe créé en 1977 suite à la rencontre entre Stewart Copeland et Henry Padovani est constitué de Sting, bassiste et chanteur leader du groupe (Gordon Matthew Sumner de son vrai nom), Andy Summers guitariste (Henri Padovani n'ayant joué avec le groupe que l'espace d'un 45 tours) et Stewart Copeland le batteur. 20 ans après le groupe se reforme donc pour une tournée mondiale en 2007: « The Police reunion tour » qui passe par les Etats Unis, L'Europe (deux dates au stade de France: le 29 et 30 Septembre), l'Amérique latine et l'Australie.
Revenons en donc au concert: 9h: arrivés de l'aéroport, c'est plein d'enthousiasme que mon père et moi nous installons au pied du Stade mythique, déjà d'assaut pour chanter en coeur les plus grand tubes du groupe. Cependant quelques problèmes se posèrent assez rapidement. D'abord la nourriture. Il fut résolu avec la coopération d'un petit bar au coin de la rue qui vit tour tour mon père, puis moi même aller prendre le petit déjeuner. Ensuite la fatigue. Là rien à faire, seul l'enthousiasme grandissant de deux fans de rock arriva à faire oublier le manque de sommeil. 11H15: un couple passa devant nous, chargé de valises, et nous proposa des places en pelouse or, nous expliquant que les nôtres, en pelouse « simple », était placée au minimum a 40m de la scène. Nous achetons donc, illégalement, deux places en pelouse "or" pour 20 euros, un bien faible investissement comparé à leur prix initial: 65 euros environ. De là s'ensuit une longue attente ponctuée de musique, diffusée autour du stade pour nous mettre dans l'ambiance, et de bavardages, que ce soit avec un homme de la sécurité ou avec des fans devant les portes du stade. 15H30: la tension monte, des agents de sécurité arrivent en masse, gants aux mains prêts à fouiller les moindres recoins de mon sac à dos. Nous nous levons donc et nous mettons devant une des 4 portes métalliques qui nous ouvraient l'accès au stade. Il y avait pas mal de monde, des gens arrivés 30min avant, se croyant tout permis, se positionnaient juste derrière nous. 16h: Un garde de la sécurité sorti, en se frayant un chemin parmi la foule, et vint ouvrir la porte devant laquelle j'étais. Je fus la première à entrer. Après la fouille, la course. Mon père me suivait de prêt, et c'est ainsi que nous arrivons sur la barrière, soit à 5m de la scène, autrement dit parmis les 20 personnes les mieux placées du stade sur 80 000. L'attente n'était pas finie. En effet durand deux heures et demi interminables nous attendimes l'arrivée du groupe « fictionplane » avec comme bassiste et chanteur le fils de Sting: Joe Sumner. Nous en profitames pour parler avec des fans et sortir les appareils photos, cachés scrupuleusement jusqu'alors. 18H30: le stade était presque rempli et la première partie était censée commencer. Des applaudissements se firent entendre et c'est un peu plus tard que le fils de Sting et son groupe arrivèrent sur scène. Avec un rock assez enragé mais avec des petits airs de Police (surement l'influence de papa), « Fictionplane » fit sensation et ce jeune groupe plein de talent se révéla à nous comme les dignes successeurs de groupes comme les Rolling Stones ou même Police. Seul l'avenir pourra confirmer ces premières bonnes impressions. 19H45: Entracte, Police va arriver dans une vingtaine de minutes. Le grand Sting sera là, devant nous en chair et en os: la pression monte encore d'un cran. 20H05: un petit bonhomme d'une soixantaine d'années, surement un des producteurs de Police, passe devant nous et vérifie qu'aucun appareil photo n'est sorti, prêt à confisquer cet objet du démon. Le mien était bien caché mais le message était passé: discrétion nécessaire pour faire de bonnes photos sans risque de se faire retirer la carte mémoire ou les piles.
20H10: les lumières s'éteignent et « get up stand up » de bob Marley se fait entendre. Tout le stade survolté entonne en coeur ce grand classique reggae avec une seule idée en tête: ça y est ils vont arriver! C'est donc sous un tonnerre d'applaudissements que Sting, Andy Summers et Stewart Copeland entrent sur scène. L'excitation est à son comble et je me rend compte réellement de la chance que j'ai: The Police à 5m de moi. Sting introduit le concert avec quelques mots en français: « Bonsoir Paris ! » et lance les premières notes d'un des plus grands tubes de Police: « message in a bottle ». La suite du concert fut un véritable régal: avec un Andy Summers, certes quelques rides en plus, mais toujours aussi talentueux et un Sting au top de sa forme, n'hésitant pas à se balader d'un bout à l'autre de la scène, pas l'air fatigué de sa prestation de la veille! Un show vraiment bon artistiquement et agréable humainement. En effet, les petits commentaires en français de Sting étaient assez cocasses et faisaient rééellement participer le public qui à ce moment là était unit dans un même esprit: « bon vous êtes 80000 ce soir... il y a donc 160 000 mains... je veux les voir toutes en l'air maintenant ! ». Le concert se clotura avec la venue de Henri Padovani, le premier guitariste du groupe, qui ne fit avec Police qu'un 45 tours mais est tout de même présent dans l'esprit des fans les plus fervents. Très peu de reproches à faire et un retour en force réussi pour le groupe qui prévoit peut être de nouvelles dates parisiennes pour l'été prochain: à vérifier !
Le concert fini, les oreilles en miettes, un tee-shirt du groupe sous le bras, l'email de fans du groupe, et des notes de musiques plein la tête, mon père et moi rentrons à l'hôtel pour essayer de dormir un peu avant le retour sur Nice. Le lundi matin, levé 4h30 direction l'aéroport puis le lycée Renoir: une soirée exceptionnelle avec un des plus grand groupe de rock au monde à l'autre bout de la France n'est pas un prétexte pour se dispenser de cours!
Marion S.



